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Conseils et travail coopératifs

 

 

 

Vous trouverez dans le menu de droite diverses ressources en lien avec la gestion et la vie de la classe, classées dans les rubriques suivantes :

 

- outils (en ligne et à commander)

 

- textes en ligne

 

- sites internet

 

- références bibliographiques

 





 

 

 

Les conseils sont des lieux qui permettent l’expression de chacun et favorisent, par la participation de tous, la co-construction de la vie commune. Ils offrent un espace pédagogique qui conduit l’élève à accomplir des actes et à exercer un pouvoir (à l’intérieur d’un cadre défini).

 

Les conseils sont des institutions qui permettent de fabriquer des règles pour donner du sens à la vie collective dans les écoles. Elles visent à sortir du libre arbitre, à rechercher le bien-être des élèves et des adultes. Leur origine remonte tout au moins au début du 20e  siècle : l’histoire est jalonnée de mouvements pédagogiques qui impliquèrent les enfants dans la gestion de la vie collective des écoles.

 

On distingue notamment :

 

le conseil de classe, qui réunit les élèves et l’enseignant d’une même classe ; on y aborde la vie de la classe (la place de chacun, les règles de vie, l’organisation du travail, les sorties, etc.) ;
le conseil des élèves (ou conseil d’école ou d’établissement), qui réunit des délégués ; il s’agit de représentants des différentes classes d’un établissement ou d’une école ; on y traite des projets de l’école et de la vie collective (par exemple des règles et des limites du préau, de la journée sportive, etc.) ;
le conseil des adultes, qui réunit les enseignants d’un établissement ; il accueille, répond et relaie les demandes du conseil des élèves.

 

 

Afin de rendre ces structures opérationnelles, il importe qu’elles soient articulées entre elles et que soient représentées aussi bien la collectivité des adultes que celle des enfants.

 

Les enseignants devraient pouvoir créer des contextes “ de sécurité ” pour favoriser l’émergence de la parole et permettre la confrontation des idées dans une synergie créatrice.

 

Pour mettre en route un conseil il faut :

 

déterminer des rôles : président, gardien du temps, gardien de la parole, secrétaire, etc.,
construire un déroulement et un ordre du jour,
élaborer des règles de fonctionnement : les objectifs du conseil, les champs de compétences, les droits, les devoirs et les processus,
clarifier les instruments de communication : procès verbaux, convocations et informations aux élèves, aux enseignants, etc.,
clarifier les missions du conseil, sa raison d’être.

 

 

 

Le développement de la coopération à l’école répond aujourd’hui à la fois à des exigences pédagogiques (méthodes interactives d’apprentissage) et éducatives (développement de la communication).

 

Celles-ci se renforcent d’ailleurs mutuellement, ce qui peut se résumer par la formule suivante : Coopérer pour apprendre, apprendre à coopérer.

 

Ce développement concerne deux niveaux :

 

a) les élèves : il s’agit de mettre en place dans les classes le travail coopératif, en proposant des activités qui stimulent les interactions et favorisent :

·         l’interdépendance,

·         la responsabilisation des élèves,

·         la solidarité et l’entraide.

 

b) les professionnels de l’école : au sein de l’établissement scolaire, on construira la coopération pour faciliter :

·         l’émergence de compétences collectives,

·         la concertation et les actions communes.

 

 

On distingue généralement les différentes modalités suivantes :

 

le travail coopératif proprement dit : chaque élève se voit confier un rôle, qui est indispensable dans l'accomplissement et la réussite du travail ; se pratique en principe dans un groupe très restreint de quatre ou cinq ;
le travail d’équipe : chacun participe à la réalisation sans qu'une tâche spécifique ne lui soit attribuée ; suppose des activités de concertation et une participation (qui va au-delà d’un simple travail confié à un groupe) ; il est cependant tout à fait possible que certains membres de l’équipe ne contribuent pas ou peu à la réalisation ;
la pédagogie par projet : peut être considérée comme une extension du travail coopératif, dans la mesure où la conduite d’un projet repose sur la coopération et le travail d’équipe, toutefois dans une perspective à plus long terme ;
le mentorat : constitue une autre forme de coopération entre pairs ; se pratique avant tout en duo ; il s’agit ici avant tout d’aider une personne dans ses apprentissages (le mentor s’inscrit dans un rôle et dans un processus de facilitation) ;
le jumelage d’activités entre deux classes : au sein du même collège, voire à distance, permet par exemple le développement de collaborations entre classes d’âges différents ou de cultures différentes.

 

 

On tend aujourd’hui à mettre l’accent sur un travail dans lequel tout le monde a des responsabilités bien définies et peut être reconnu pour ses contributions. Ce type de travail coopératif va au-delà de la communication ou de la collaboration.

 

 

En ce qui concerne le travail entre professionnels, les mêmes aspects se révèlent importants. Un apprentissage est également requis et un animateur-facilitateur dans ou hors de l’école s’avère souvent nécessaire, notamment pour les débuts.

 

 

 

 

 

« Le conseil apprend à décider en groupe à délibérer, à voter ; il apprend à légiférer. Il apprend la responsabilité, en groupe, et devant le groupe. »

 

Hervé Cellier et Jacques Pain (1968)

 

 

 

 





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Site créé

en mars 2005

par

Marc Thiébaud

avec

Michel Janosz